Bye bye mkdocs, bonjour Roq
Alors que l'été apporte du repos (enfin, c'est ce que dit la brochure, hein 😉), me voilà plongé dans une nième migration de ce blog. Mais comment suis-je arrivé à Roq en fait ? (oui, parce qu'on va parler de Roq)
Les premières graines ont été plantées il y a déjà 2 ou 3 ans. À cette époque, j'avais la chance de travailler avec Stéphane Philippart, passionné du monde Java. Je vous conseille notamment de regarder ses talks à propos de Jbang et Picocli. C'est en voyant ces talks et en discutant avec lui que j'ai commencé à me dire que je pourrais coder à nouveau en Java.
Je crois que le fait de voir Java sous forme quasiment scriptée avec Jbang a commencé à me titiller. J'avoue que j'ai pris l'habitude de développer tous mes outils avec Python ces dernières années et ça commence toujours par un script avant de se transformer en application. Comme en plus le talk avec Picocli permettait de faire de chouettes CLI et que j'adore ça, les premières idées et envies étaient là.
En fond de ces 2 talks que j'ai adoré voir et revoir, au point d'avoir maintenant en tête certaines punchlines (ah java sous stéroïdes 😉), j'ai aussi découvert Quarkus et son usage. Certains aspects me paraissaient vraiment captivants, en particulier tout le mode dev, qui me semblait un énorme facilitateur. L'univers Java que j'avais quitté est maintenant un monde que je trouve peuplé d'annotations pas toujours faciles à suivre, mais assez lisibles, je trouve.
Tout ça est bien beau, mais qu'en est-il de Roq, me direz-vous ? (Si, si, vous pouvez vous permettre.)
Jusque-là, les démonstrations de Stéphane et les vannes de Jérôme Tama (ok, il a aussi de superbes talks autour de Java) ne suffisaient pourtant pas à me faire reprendre le chemin de projets codés en Java.
Et bien, il reste encore une étape avant d'arriver à ce blog. Début 2026, c'est la naissance de TamboUI, un framework Java pour développer des applications TUI. Et ça, c'est un sujet qui me passionne 💞
Me voilà donc à Devoxx France 2026, à assister au talk de Cédric Champeau et Max Rydahl Andersen, les papas de TamboUI. J'enchaînerai aussi le soir, sur un meet, avec eux et les premiers utilisateurs et utilisatrices de TamboUI.
C'est le premier pas, je suis convaincu qu'il faut une version 2 de mon talk sur les TUI pour parler de TamboUI (et probablement des outils du monde PHP pendant que j'y suis).
Je m'attelle donc peu de temps après à rédiger mon abstract et à explorer ce que je pourrais montrer. J'aime avoir un peu de concret avant de me lancer.
Je redécouvre alors l'écosystème Java, ce qui a évolué et me plaît beaucoup, mais aussi les trucs qui me chiffonnaient déjà il y a des années, comme les pom.xml. Pour les points-virgules, j'arrive à m'habituer 😇
Pour ce qui est de mon retour à Java, ça méritera peut-être quelques articles dédiés, pourquoi pas un talk aussi.
J'expérimente pas mal de sujets en ce moment, pour voir ce qui me plairait et que je partagerai ensuite.
L'usage d'un assistant de code est d'ailleurs un vrai boost pour ma redécouverte et mon apprentissage.
Je vous vois venir, et ça va raler qu'on n'en est toujours pas à Roq. Ben c'est comme ça, vous êtes chez moi ici 😜
La bascule sur Roq s'est produite lors d'une autre conférence, à Riviera DEV 2026. J'avais déjà entendu parler de Roq par l'intermédiaire, vous l'avez deviné, de Stéphane qui avait fait un article lors de sa migration de Jekyll vers Roq.
Le talk de Andy Damevin et Frédéric Blanc m'a permis de découvrir plus précisément ce que proposait Roq.
J'étais déjà en plein questionnement sur ma stack de blog, basée sur Mkdocs. Suite à des mésententes, le projet semble ne plus progresser ou alors dans une future version complètement différente, et les alternatives issues de mkdocs me laissaient sur ma faim. Avec Roq, j'avais envie de tester cette façon d'aborder la génération de sites statiques. C'était parti. Je n'ai fait qu'attendre l'été et les moments que je m'accorde pour lancer des projets en mode chill.
L'assistance de Kimi Code et ma bonne connaissance de mkdocs, alliées à mon retour à Java, ont rendu possible une migration assez aisée. J'ai beaucoup aimé le mode dev issu de Quarkus permettant de continuer de développer tout en restant déployé et à jour. Le templating m'a également convaincu et le thème de base était déjà très joli pour ce que j'avais en tête. Ma seule contorsion a été pour conserver les URL que j'avais déjà, histoire de ne perdre personne en route qui aurait eu des URL jusqu'à présent. Il a suffit de renommer la collection posts en blog puis de configurer le layouting.
Ce fut d'ailleurs l'occasion de trouver un petit trou dans la raquette. L'éditeur qu'on peut dorénavant utiliser en local pour écrire des articles semble ne pas prendre en charge le renommage de collection. Qu'à cela ne tienne, le monde Open Source a ce fonctionnement sain et j'en ai profité pour rédiger une issue. Ce sera ma modeste contribution.
Voilà comment ce blog est désormais propulsé par Roq. J'ai bien encore quelques retouches à faire, mais je suis serein quant à mes modifications et ajouts.
En 2026, ne soyez pas timides, faites comme moi : Java c'est bon, codez en 😜